France 2030 et design

Bruno Bonnell, secrétaire général pour l’investissement, en charge de piloter le plan France 2030, et à ce titre rattaché au Premier ministre.
Bruno Bonnell, pourriez-vous nous rappeler l’objet de France 2030 ?
B.B. France 2030 est partie d’une réflexion d’origine présidentielle dans le but d’organiser l’innovation non comme un investissement d’avenir mais comme la construction d’objets pouvant être utilisés comme supports de recherche, de prototypage, d’industrialisation, et également comme leviers de formation de ceux qui vont opérer les nouvelles technologies en France. Dix objets ont donc été sélectionnés, avec une thématique centrale qui est la décarbonation de l’industrie et des usages. Tout comme la révolution industrielle qui, avec la machine alimentée aux énergies fossiles, a été le transformateur d’une société passant d’un stade féodal à un système capitaliste, la révolution électrique aura comme conséquence une forte évolution sociétale avec l’utilisation d’énergies renouvelables permettant une même puissance que les énergies fossiles, à laquelle s’ajoute la dimension numérique. Dans cette optique, l’intention de l’État est d’abord de dérisquer les investissements dans ces technologies d’avenir, puis dans un second temps d’accélérer la performance de nos entreprises grâce à la maîtrise technologique acquise pour produire les biens et services qui s’y rattachent.