Guerre de symbole
Décidément, les symboles sont chahutés en ce moment. Après celui des burqas traité avec humour et talent par l’artiste Nick Walker, voici celui d’un commerçant : la Fnac qui se prend les pieds dans la symbolique !

Pour un faux pas, celui-ci est de taille !
Les lauréats du Marathon de la photo Fnac de Nice ont été proclamés le 19 mars dernier. Parmi eux, un premier prix avec coup de cœur, la photo ci-dessus, a été octroyé à l’unanimité par le jury.
Ne discutons pas de l’intérêt photographique de ce visuel. Il est certain.
Mais ne peut-on pas réfléchir, au moment du choix, à la portée symbolique d’un tel prix ? Aux conséquences induites par cette insulte, car comment appeler cela autrement ?
Les photos primées portent un sens, un message, sinon à quoi rimerait un tel concours ? À récompenser des images sans signification ?
Notons que le drapeau en question est celui de la France… osons ajouter : bien entendu. Imaginez les réactions agressives s’il était celui d’un pays où l’on lance sans état d’âme un appel à tuer au nom d’un dieu de bonté sur un humoriste danois jugé sacrilège !
La Fnac aurait-elle couronné l’œuvre ? Pas sûr…
Notons également que les médias n’en ont fait que bien peu de cas. La colère et la réprobation sont venues de toutes parts… sur le net, avec des appels à boycotter à vie l’enseigne et à retourner sa carte d’adhérent !
On appelle cela un retour de symbole, et celui-ci est en plein tiroir-caisse !