F. Restrepo : L’autre Chine
Federico Restrepo ne quitte pas son regard de designer pour nous faire découvrir une Chine profonde tout à côté de celle que les médias nous montrent. Une Chine bien réelle à Shanghaï, ville des extrêmes. Federico exerce son art au Pays du Milieu. Il n’y perd pas l’esprit de curiosité sans lequel il n’est pas de bon designer…

Étant un barbare en Asie, pour paraphraser Henri Michaux, je restitue ici des images prises sur le vif qui n’ont d’artistique que l’étonnement, l’émotion et parfois l’humour.
J’ai roulé dans les ruelles avec mon vélo dans cette ville que l’on restitue toujours par la modernité de certains bâtiments et qui ne la représente qu’aux yeux de ceux pour qui le mot progrès se substitue à argent.

Ce qui me fascine le plus, et je l’ai déjà écrit sur Admirable Design, c’est le contraste d’un pays qui vit à la vitesse du son mais qui cohabite aussi avec un calme et une modestie sans comparaison.
La grandeur de la Chine est une découverte pour les Occidentaux qui tout à coup ont vu arriver… des valeurs boursières !

Pour moi, le voyage dans la philosophie chinoise a débuté du temps de mes lectures du tao, de Confucius… Mao et d’un voyage effectué à Beijing il y a maintenant plus de 30 ans.

Alors ici, par grandeur, j’ai voulu montrer les plus petits magasins, commerces, qui contrastent dans cette ville de malls, de mégalopoles de commerces qui parfois atteignent des surfaces de 400 000 mètres carrés (oui, vous avez bien lu !).
Le Chinois travaille, c’est bien connu, et pour manger il fera du commerce avec tout. Lavoisier aurait dû appliquer son principe à la Chine car ici TOUT est recyclable, TOUT se revend, TOUT sert à quelque chose !

L’écologie vue par les Chinois, c’est de tout recycler, de travailler et de vendre n’importe quoi pour vivre soi-même et faire vivre sa famille.
Je vous laisse méditer sur ces clichés que je voulais non retouchés, instantanés et colorés.
C’est bien évidemment une sélection… car Shanghaï est ce que l’on peut appeler un grand marché aux puces !

Mais ici les puces sont travailleuses et donnent à ce pays son irréversible avancée vers le monde occidental qui l’a si longtemps ignoré.
L’art n’a rien à voir ici dans ces images. Laissons l’œil, le cœur et l’esprit décrypter…








