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Écoles · 23 mars 2007

Apprendre le design en Belgique ?

Gérard Caron a rencontré à Bruxelles Eric Maquet, qui dirige une école de design… à Bruxelles, le C.A.D. Devinez de quoi ils ont parlé ? De design et d’enseignement, bien sûr ! Sujets chers au cœur des fidèles d’Admirable Design. Alors, comment apprend-on le design en Belgique ?

Quelles sont les disciplines du design reconnues officiellement en Belgique ?

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E.M. On peut se référer aux trois catégories que propose l’association professionnelle UDB (Union des Designers de Belgique), à savoir :

1. Les designers architectes d’intérieur, que l’on appelle également designers d’espaces. Je préfère d’ailleurs cette dernière dénomination, même si elle est peu usitée, car ces designers couvrent un large spectre de créations. En effet, on fait appel à eux pour agencer ou transformer des espaces publics, commerciaux ou privés, pour faire de l’architecture de communication, de la scénographie ou de la signalétique.

2. Les designers graphistes. On parle de « graphic designer » mais également de « web designer ». Le « graphic & web designer » intervient dans différents domaines de la communication comme le développement d’identité d’entreprise (logo, charte graphique…). Il y a évidemment la réalisation de documents écrits tels que brochures, rapports annuels, affiches, magazines…

Le design du packaging est aussi enseigné ?

E.M. Oui, car c’est un secteur économique très important. Vous imaginez l’impact d’un bel emballage au moment où le consommateur doit choisir entre deux produits. Les firmes le savent et font appel aux meilleures agences. Les étudiants du C.A.D. font beaucoup de packaging et ont la chance d’être, comme pour tous les autres cours, encadrés, conseillés et suivis par les grands professionnels du secteur.

Je finis avec la troisième catégorie de designers :

3. Les designers industriels et de produits. C’est, je dirais, la catégorie de designers la plus connue du grand public. Quand on parle de designers, en général, on pense aux concepteurs du mobilier contemporain qui nous entoure, à ces créatifs qui imaginent aussi bien les plus belles chaises, les tables, les luminaires, les nouveaux sanitaires, les machines à café, etc.

Vous parlez de designer industriel et de designer de produits. Y a-t-il une différence à vos yeux ?

E.M. La nuance est subtile mais elle est d’importance. Le designer industriel crée des concepts, des systèmes, des produits de grande complexité devant être fabriqués industriellement en grandes et moyennes séries. Tandis que le designer de produits crée, en général, des objets et du mobilier qui peuvent être réalisés en très peu d’exemplaires, voire sur mesure.

Nous enseignons le design de produits tout en sensibilisant progressivement nos étudiants aux processus de fabrication en série. Pour le faire, nous avons réuni une véritable « dream team » de grands professionnels du secteur, à savoir : Damien Bihr, Charles Kaisin, Pol Quadens et Fabiaan Van Severen, tous les quatre designers de renommée internationale.

Pour terminer sur les disciplines que vous enseignez, nous pourrions revenir sur un design que vous avez déjà cité : le web design…

E.M. Évidemment, voilà LA branche en plein développement qui propose des métiers très variés. Là aussi, les agences et les entreprises recherchent des jeunes talents. Au C.A.D., on forme de véritables chefs de projets. C’est très important.

Des tas de gens « bidouillent » des sites, passez-moi l’expression, mais les vrais web designers capables d’être les interlocuteurs pour le client qui veut utiliser ce moyen de communication fantastique sont très recherchés. Ils doivent être à même de choisir et structurer l’information, concevoir le design du site et enfin s’entourer d’informaticiens pointus.

C’est la raison pour laquelle ceux que nous formons choisissent véritablement où ils veulent travailler dès leur sortie de l’école.

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