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Packaging · 28 mars 2003

Nomadisme et innovation technique

Jean-Pierre Goujard est ingénieur spécialiste des emballages. Depuis près de vingt ans, il travaille pour les grands noms de l’agroalimentaire et de la cosmétique, mais aussi directement avec les agences de design. L’art de concilier le design et les contraintes techniques !

Nomadisme et innovation technique

Mini produits, mini doses…

Qui dit produit nomade dit petit format. Les grandes marques cherchent à développer des portions unidoses qui répondent à cette tendance : grignotage en agroalimentaire, coup d’éclat sur la peau en cosmétologie, tablette dose ou lingette en détergence, mini-portion pour chien et chat en petfood, etc.

Le marketing essaie de positionner ces mini produits au mieux.

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Les solutions pour maîtriser les fabrications et les emballages existent. Ce sont les mêmes technologies, mais avec des machines d’équipement plus pointues. Le packaging fait la part belle aux plastiques, en particulier aux films souples en mono ou multicouche. On utilise la technologie du flowpack ou du doypack. Ou bien on en profite pour faire des ajustements autorisant des formes plus ludiques (rondes, en mini-berlingots). Pour ce genre de conditionnement, des conditionneurs d’échantillons ont une longueur d’avance, comme en France Socoplan.

La consommation d’humeur

En revanche, les mini produits peuvent être un moteur d’innovation si on intègre l’amont au conditionnement. Fabrication en salle blanche des crèmes de soin sans conservateur. Remplissage sous vide ou en atmosphère contrôlée des spécialités alimentaires fraîches.

Traitement UHT et conditionnement aseptique de gobelets pour boissons nutritionnelles.

Mini-pulvérisateur one shot de parfum et de crème hydratante.

Si ces produits permettent une consommation d’humeur, la technologie mise en œuvre étant plus rigoureuse et le fait qu’ils soient absorbés en une seule fois, cela leur autorise de meilleures qualités d’hygiène et de propreté.

Toutefois, ces technologies ont un coût. Les cadences de production sont encore faibles. Les matériaux sont chers en qualité et importants en volume. Nécessité de faire des emballages de regroupage. Si on compare, ces produits devront être plus chers que les grands formats. Ne parlons pas des volumes de déchets d’emballages générés par l’extension des mini formats.

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C’est pourquoi faire le choix du produit nomade à travers le mini produit et les monodoses est plus difficile qu’il n’y paraît du point de vue technique et marketing.

Comment optimiser les emballages à mettre en œuvre ? Comment optimiser la formulation et la visibilité du conditionnement ? Quel est le plus produit par rapport aux grands formats ?