Stratasys : le monde en 3D

Rencontre avec Éric Bredin, vice-président marketing EMEA de Stratasys, société américaine spécialisée dans la conception, fabrication et distribution d’imprimantes 3D.
Éric Bredin, pouvez-vous nous rappeler ce qu’est l’impression 3D ?
E.B. C’est une technologie qui a démarré dans les années 1990 dans le but de développer des systèmes de prototypage rapide. Au fil des années, la terminologie « impression 3D » (ndlr : ou encore fabrication additive) est devenue le terme générique pour des machines et outils permettant du prototypage rapide en dehors et dans les entreprises. Plusieurs technologies sont concernées : stéréolithographie, extrusion, frittage de poudre, le tout s’adressant toujours aux étapes de conception produit avec ou non production en petite série. L’aspect déterminant de l’impression 3D est sa capacité à créer une pièce par addition de couches successives de matière, alors que traditionnellement l’on travaillait par élimination de matière. C’est cette addition de matière qui permet de réaliser des formes qui étaient difficiles – voire impossibles – à obtenir auparavant. Ainsi, l’impression 3D permet ou facilite la création de pièces monobloc complexes ou encore de pièces faisant intervenir du multi-matières. Autre avantage : l’impression 3D couvre l’ensemble de la chaîne de valeur allant de la conception à la fabrication du produit, dans un souci de simplicité et de gain de temps, tout en sachant utiliser la technologie adéquate en fonction des besoins et contraintes du marché : petite série, ultra-personnalisation, etc. Par exemple, dans le secteur aérien, la 3D permet de combiner légèreté, complexité, séries courtes et délais contraints. Pour se situer dans l’actualité, le Covid-19 a été très « propice » à l’utilisation des moyens 3D, avec, notamment, la fabrication des armatures des visières de protection.