
Les esprits les plus avisés ne manqueront pas de lire dans ces soudains retours à la vie, la confirmation d’un goût certain des consommateurs pour la nostalgie. D’autres oseront même une fine analyse psychologique en invoquant un soi-disant besoin de se rassurer dont les origines remonteraient au 11 septembre 2001, mais que les incertitudes européennes qui pèsent sur nos têtes continueraient à maintenir en vie. La vérité est beaucoup plus simple.

A trop multiplier les innovations “de rupture”, les marques ont fini par brouiller les esprits et encombrer les linéaires. Face à la multiplication des offres de niche aux usages trop occasionnels, à la surenchère des promesses de santé scientifiquement chiffrées, à l’irruption de goûts inattendus et de textures improbables, les marques d’hier ne nous séduisent-elles pas d’abord par leur simplicité ?

Des produits simples, des noms simples et même des promesses simples. Une manière de se souvenir d’un temps où les biscuits se contentaient d’une seule promesse : être bons... |